Parlons psychanalyse sociale

, par Sophie Lac

« Parlons », suppose d’emblée un « nous », une polyphonie qui s’annonce et qui vraisemblablement cause. Qui se fait entendre aussi, ici, sur la toile, au milieu d’un tissu de mots divers composé de langues et de formes. Airétiquement, nous parlons psychanalyse sociale, une langue un peu nouvelle, qui erre, se tire, se décompose pour s’écrire et tracer des lignes sur le transfert. Là où nous disons lire parfois un message entre les lignes, y deviner des sens cachés, la psychanalyse sociale coupe plutôt la langue, l’use, l’utilise pour la faire sonner au carrefour du sens commun de notre époque, de l’histoire de chaque langue et d’une vibration singulière. Il s’agit donc d’une cacophonie harmonieuse qui part de là où ça rate, fait désordre et troue.

Une béance, qui vide les évidences supposées du superposable.

Là-quand disait que le transfert c’est l’amour, rien de plus. Ce transfert d’ailleurs il fait parler, mais il peut être exploité à des fins dites d’ailleurs commerciales, qui offrent des promesses inscrites dans des mots. Alors, nous les répétons, ces slogans, qui sonnent bien et sont faciles à retenir. Paroles, paroles, mais que retiennent-ils et comment cette langue nous traite-elle ?
Se poser cette question, c’est déjà faire sonner cette langue, d’une psychanalyse sociale qui s’amuse à détourner les mots.
Toute une économie parallèle donc, qui mène à la poésie et pousse le lecteur à lire sur les lèvres.

Sophie Lac

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Référence pour citer l'article : Sophie Lac, « Parlons psychanalyse sociale », L'Airétiq [en ligne] (3 juin 2016), http://www.lairetiq.fr/Parlons-psychanalyse-sociale (page consultée le 20 octobre 2017)